Autour des Voix du sol

Les voix du sol

Yves Bergeret

Furtif volontaire involontaire
le volcan invisible déchire disperse les voix du sol.
Ma vigie nue les dit ici
par le chemin de pente de la colline
où seul halète mon doute
dans le vent cisaillant de ma liberté
radicale.

Autour des Voix du sol
(Intorno alle Voci del suolo)

Le 20 octobre dernier je suis monté à nouveau sur le versant est de l’Etna, depuis le refuge Citelli jusqu’à la crête déchiquetée qui domine les immenses coulées de lave de Valle del Bove. Accompagné d’un ami sicilien, violoniste, d’un ami français, et d’un jeune couple sicilien qui lui n’a pu rester avec nous qu’au début de cette ascension. Brouillard intense. Mais je connais cette pente depuis cinq ans. Courts, très courts buissons épineux entre les bourrelets sans fin de lave et de cendre. Os blanchis de brebis mortes, là entre deux blocs basaltiques. Soudain un vent plus fort déchire la brume. Sur la crête j’ai juste le temps de peindre une œuvre et déjà la nuit monte vers nous depuis l’Est. Vite froid vif. Nous nous abritons sous une petite arche de lave, allongés sur la cendre et sur de minuscules pierres ponces. Deux heures après, lever de la lune. Elle est pleine, rouge intense. Celle du suicide final de Wozzeck après qu’il a tué sa femme? Montant la lune blanchit. Nous éclaire vivement. Pas un bruit.

Il 20 ottobre scorso sono salito di nuovo sul versante orientale dell’Etna, dal rifugio Citelli fino alla sommità frastagliata che domina le immense colate laviche della Valle del Bove. Accompagnato da un amico siciliano, violinista, da un amico francese e da una giovane coppia di isolani, che ha potuto restare con noi solo fino all’inizio dell’ascesa. C’era una nebbia fittissima. Ma io conosco questo pendio da cinque anni. Bassissimi cespugli spinosi tra le infinite sporgenze di lava e di cenere. Ossa biancheggianti di pecore morte, sparse tra due blocchi di basalto. D’improvviso un vento più intenso dirada la nebbia. Sulla cresta rocciosa ho appena il tempo di completare un dipinto che già la notte avanza verso di noi da est. Subito un freddo pungente. Troviamo riparo sotto un piccolo arco di lava e ci distendiamo sulla cenere e su minuscole pietre pomice. Due ore dopo, si leva la luna: piena, di un rosso intenso. Quella del suicidio finale di Wozzeck dopo che aveva ammazzato la sua donna? Man mano che si alza, la luna diventa più bianca, ci illumina completamente. Tutto è silenzio.

Aube du 21 octobre, le soleil né de la mer là-bas à l’Est nous chauffe vite. Mais le violoniste ne veut pas monter plus haut sur la crête. Il veut au contraire descendre la pente très instable pour rejoindre le labyrinthe du fond de Valle del Bove. C’est folie tant le terrain de la pente, où tiennent à peine des blocs dans des fleuves de cendre suspendue, peut partir en avalanche au moindre pas. Le violoniste insiste, au moins une descente symbolique dit-il. Je lui trouve une sorte d’éperon descendant sur lequel il y a trois ans je m’étais avancé d’une centaine de mètres, au dessus du vide. Cela lui convient. Et là il nous tourne le dos et en murmurant des formules il verse du lait sur un gros bloc de lave compacte. Puis il nous quitte, redescendant par l’autre pente, douce, vers le refuge Citelli, oubliant que nous partions pour non pas deux mais trois jours sur le volcan.

Alba del 21 ottobre: il sole, sorto dal mare laggiù ad est, ci riscalda in fretta. Ma il violinista non vuole arrampicarsi più in alto sulla cresta. Al contrario, vuole ridiscendere lungo l’instabile pendio per raggiungere il labirinto al fondo della Valle del Bove. E’ una follia, visto che il terreno del pendio, dove si reggono a malapena dei massi in fiumi di cenere sospesa, può franare a valanga al minimo passo. Il violinista insiste per una discesa almeno simbolica. Gli indico una sorta di sperone scosceso, sul quale tre anni prima mi ero inoltrato per un centinaio di metri al di sopra dello strapiombo. Finalmente persuaso, lo imbocca dandoci le spalle e mormorando delle formule versa del latte su un grosso blocco di lava compatta. Poi ci abbandona, scendendo per l’altro versante, più agevole, verso il rifugio Citelli, dimenticando che eravamo partiti per stare tre giorni, e non due, sul vulcano.

Les voix du sol

Montée épuisante par la crête qui s’élargit au dessus d’un vide de plus en plus impressionnant jusqu’à un sommet vers 2800 mètres. Nous voici à la racine de Valle del bove, au dessus d’un vallon suspendu, plus raide, très mystérieux; la coutume l’appelle Val del leone. Il y a trois ans la pente en face, qui monte jusqu’aux grands cratères sommitaux, était couverte d’un manteau gris d’un extraordinaire velouté, comme jamais je n’en ai vu en montagne. Manteau de cendre fine, sûrement peu fiable sous le pas. Ondoiement gris tendre sur la pente dont le relief se devinait à peine. Tout a changé. La pente et son relief sont à présent couverts d’un rugueux manteau marron sombre, opiniâtre, menaçant peut-être, obtus. Il est entièrement marqué de trous circulaires réguliers, des milliers, sans doute impacts de bombes volcaniques. Pente extraordinaire, encore jamais vue elle non plus. Trous: pores d’une peau immense. Dos du dieu de colère qui crée ici le monde en le détruisant. Dos du monde que l’on ne voit jamais. Sauf aujourd’hui un instant. Vent violent. Impossible de peindre.

E’ un’ascesa estenuante, lungo la cresta che si distende su un vuoto sempre più impressionante fino alla sommità verso i 2800 metri. Eccoci all’inizio della Valle del Bove, sopra una piccola conca sospesa, più ripida, ricca di mistero, che la consuetudine chiama Valle del Leone. Tre anni fa, il pendio di fronte, che risale fino ai grandi crateri della cima, era ricoperto da un mantello grigio straordinariamente vellutato, come mai mi era capitato di vederne in montagna. Un mantello di cenere sottile, sicuramente poco resistente al passo. Un ondeggiante mantello grigio, leggero, che lasciava intravedere appena il rilievo. Tutto è diverso ora: il pendio e il suo rilevo sono coperti da un rugoso manto marrone scuro, persistente, forse minaccioso, arcigno. Appare interamente segnato da buche circolari regolari, a migliaia, prodotte senza dubbio dall’azione di proiettili vulcanici. Un pendio straordinario, mai visto prima né più visibile come tale. Buche: pori di una pelle immensa. Schiena di un dio collerico che qui crea il mondo distruggendolo. Schiena di un mondo che non si vede mai, salvo oggi, appena un istante. Si alza un vento impetuoso. Impossibile dipingere.

Nous descendons passer la nuit au même endroit que la veille. Poèmes que je peins. Nouvelle nuit très froide sous l’aveuglement de la lune presque pleine encore. Pas un bruit.

Discendiamo per passare la notte nello stesso posto di quella precedente. Dipingo poesie. Un’altra notte freddissima sotto l’accecante raggio di una luna che è ancora quasi completamente piena. Tutto è silenzio.

Aube curieusement rapide. Je peux peindre quelques heures parmi des blocs. Descente enfin dans l’air tiède. Des amis nous retrouvent au refuge, nous allons retourner en ville. Soudain une gigantesque explosion, une colonne verticale de fumée, de poudre, de cendre. Le dos du monde s’est secoué.

L’alba arriva stranamente veloce. Posso dipingere per qualche ora tra i massi. Poi la discesa nell’aria tiepida. Alcuni amici ci aspettano al rifugio, riprendiamo la via per il paese. Improvvisamente una potente esplosione, una colonna verticale di fumo, di polvere, di cenere. La schiena del mondo si scuote.

Les voix du sol

***

En juin dernier des incendies de bosquets et de broussailles nous avaient empêché de passer par chez elle entre Catane et Noto. Précédemment en avril je ne sais plus quel incident de parcours nous avait également éloignés d’elle. Mais cette fois-ci, ce 23 octobre, nous nous arrêtons à son magasin de fromages, perdu en pleine campagne sous de grands eucalyptus et des ifs plus verticaux que des projections volcaniques. Nous reconnaissant elle se renfrogne aussitôt. Très fâchée de notre si longue absence. Elle a la bonne cinquantaine. La contrariété lui creuse sous les yeux des cernes de tragédienne. Elle baisse le front. Bon, accepte de vendre ce fromage au piment, celui là au poivre, de la tome fraîche. Bougonne. Les commissures de ses lèvres sont dures. Elle nous regarde sévèrement. Par terre traînent trois billets multicolores de cirque, poinçonnés, pour un spectacle d’il y a dix jours. Maintenant il faut payer. “Et allez, je vous donne ce fromage là en plus, c’est un cadeau. Mais la prochaine fois n’attendez pas si longtemps”. Sous ses yeux ses cernes deviennent orange et bleus. Elle éclate de rire.

Nel giugno scorso, incendi di boschetti e di cespugli ci avevano impedito di passare da casa sua nel tratto tra Catania e Noto dove vive. Precedentemente, in aprile, non ricordo più quale incidente di percorso ci aveva ugualmente tenuti lontani da lei. Ma stavolta, il 23 di ottobre, ci fermiamo davanti al suo negozio di formaggi, perduto in piena campagna sotto grandi eucalipti e tassi più svettanti di eruzioni vulcaniche. Appena ci riconosce, subito si acciglia, arrabbiatissima per la nostra assenza così lunga. E’ una donna sulla cinquantina. Il disappunto le scava sul volto occhiaie da attrice tragica. Accetta di venderci quel formaggio al peperoncino, quell’altro al pepe e della toma fresca. Brontola. Gli angoli della sua bocca sono induriti. Ci guarda con severità. Sparsi per terra, tre biglietti multicolori da circo, forati, per uno spettacolo di dieci giorni prima. Paghiamo. “Visto che andate, eccovi del formaggio in più, è un regalo. Ma non aspettate così tanto tempo prima di farvi rivedere un’altra volta”. Le sue occhiaie si stemperano subito in arancio e blu. Scoppia a ridere.

Les voix du sol

***

Peu avant la nuit, première mise en place, sommaire, de l’installation. De l’église Del’ Carmine, détruite comme tout Noto Antica par le séisme catastrophique de 1693, il ne reste que les bases de dix colonnes en deux rangées parallèles et son large périmètre de pierres sèches. De rudes oliviers datant peut-être du séisme encadrent ce périmètre. Au centre de cet espace Carlo Sapuppo plante des dizaines de spirales de fil de cuivre ou de fer, formant une large cône virtuel, foison de fumeroles de métal, ou de fougères juste raidies en pleine éclosion. Voix du sol. Les ensevelis. Les ancêtres. Mais aussi ceux qui se noient ces mois-ci devant la plage de Catane ou à quelques encablures de Lampedusa. Voix muettes. Mais stridantes à toute conscience. Voix de l’espace de l’île.

Poco prima che sia notte, proviamo una provvisoria sistemazione dell’installazione. Della Chiesa del Carmine, distrutta come tutta Noto Antica dal sisma catastrofico del 1693, non restano che le basi di dieci colonne in due file parallele e il suo vasto perimetro in pietra secca, incorniciato da robusti ulivi risalenti forse al periodo del sisma. Al centro di questo luogo, Carlo Sapuppo pianta dozzine di spirali in filo di rame o di ferro disposte in forma di largo cono virtuale, una profusione di fumarole di metallo o di felci tese come in piena fioritura. Sono le Voci del sole. Sepolte. Antiche. Ma anche quelle degli annegati in questi mesi davanti alla spiaggia di Catania o a poche centinaia di metri da Lampedusa. Voci mute, ma rimbombanti in ogni coscienza. Voci dello spazio dell’isola.

Les voix du sol

Sur les bases de huit colonnes je dresse à l’aide de sculptures-pupitres de Carlo les poèmes-peintures que j’ai créés dans mes montagnes des Alpes françaises du sud les semaines précédentes. Voix du sol. Hommage, appel, hommage; turbulence, enchevêtrement aussi longtemps que le regard de l’étranger, aussi longtemps que le son de la voix de l’étranger n’ont pas rejoint les voix nées dans le lieu même, nées dans le passé et le présent de l’île même. Aussi longtemps qu’elles ne se sont pas écoutées les unes les autres, nourries les unes les autres. Long poème en huit strophes que j’ai peintes.

Sulle basi di otto colonne, utilizzando come leggio le sculture di Carlo, vado disponendo i poemi-pitture che ho realizzato nelle settimane precedenti sulle mie montagne nelle Alpi francesi del sud. Sono le Voci del suolo. Omaggio, richiamo, omaggio; turbolenza, groviglio che si dipana fino a quando lo sguardo dello straniero e il suono della sua voce non hanno raggiunto le voci annegate nello stesso luogo, annegate nel passato e nel presente dell’isola stessa. Fino a quando non si sono prestate reciproco ascolto, nutrite a vicenda. Ecco il poema in otto strofe che ho dipinto.

Maintenant, un peu avant la tombée de la nuit, le périmètre éteint de l’église détruite se découvre une jaillissement baroque contemporain. Très contemporain. Je modifie l’installation, il faut une asymétrie dans les œuvres peintes, en déporter à gauche certaines, en lever plus haut d’autres. Eviter tout ce qui peut évoquer l’unité des vieux dogmes. Les prochains jours, c’est nécessaire, je dois peindre cinq nouvelles œuvres, d’un format légèrement moins grand.

Ora, poco prima che la notte sopraggiunga, il perimetro spento della chiesa distrutta si rivela una sorta di zampillo barocco contemporaneo, molto attuale. Provvedo a modificare l’installazione, è necessaria una disposizione asimmetrica delle opere dipinte, spostarne a sinistra alcune, sollevarne altre più in alto, evitare tutto ciò che può evocare l’unità dei vecchi dogmi. Nei prossimi giorni sarà necessario che io dipinga cinque nuove opere, in un formato leggermente più piccolo.

La nuit va venir. Le soleil chute derrière les collines de l’ouest. Enflamme en rouge très vif son horizon. Le rouge brille sous les branches basses des oliviers. Répond aux cris, aux appels de couleurs des poèmes-peintures.

La notte sta calando. Il sole tramonta a ovest dietro le colline, infiamma di un rosso molto acceso il suo orizzonte. Il rosso brilla sotto i rami bassi degli ulivi, risponde alle grida, ai richiami dei colori dei poemi-pitture.

Les voix du sol

***

Entre les deux petites falaises de part et d’autre de la crique de Calamosche je peins un nouveau poème sur le papier que j’ai posé à même le sable. A côté la mer tourne ses vagues. Léger vent, grand soleil. Que porte le vent? des cris étouffés, des noyades silencieuses. Air salé, amer. Les noyés de Lampedusa remontent. Essayent de nager sans savoir le faire. Essayent de remonter dans la parole qui s’échappe de leur gorge et qui dans le flux de parole étouffée essaye de toucher ma main qui peint.

Tra le due piccole falesie da una parte all’altra dell’insenatura di Calamosche, dipingo un nuovo poema sulla carta che ho posato sulla sabbia. Il mare accanto è un rimescolio di onde. C’è un vento leggero, il sole è a picco. Cosa porta il vento? Grida soffocate, annegamenti silenziosi. L’aria è salata, amara. Gli annegati di Lampedusa risalgono. Cercano di nuotare, anche se non ne sono capaci. Cercano di risalire attraverso la parola che fugge dalla loro gola e che nel suo fluire di parola strozzata tenta di toccare la mia mano che dipinge.

Debout dans la petite crique quelques Européens du Nord. Leur peau est tirée jusqu’au bout de la pâleur. Ils titubent dans les premières vagues, sachant nager, titubent dans la remontée de parole étouffée qui les saisit aux jambes.

In piedi nella piccolo cala, vi sono alcuni europei del nord. La loro pelle è tesa in un pallore estremo. Vacillano nelle prime onde, pur sapendo nuotare, vacillano per la risalita della parola soffocata che li afferra alle gambe.

Le vent pose mille grains de sable dans la peinture et dans l’encre que je pose sur le papier posé à même le sable. Les lettres de mon poème sèchent au plein vent, au soleil, nouées sur les gorges nouées au fond de l’eau. Mais c’est à ce poème de dire en plein jour, de dire en plein ciel, de dire.

Il vento depone mille granelli sulla pittura e sull’inchiostro che io depongo sulla carta che ho deposto sulla sabbia. Le lettere del mio poema asciugano all’aperto, al sole, annodate alle gole strette sul fondo dell’acqua. Ma è questo il compito del mio poema: dire in pieno giorno, dire a tutto cielo, dire.

Les voix du sol

***

Cette fin d’après-midi du 26 octobre, tout est prêt, Carlo, Pia, Arsène et moi finissons de mettre en place les poèmes-peintures, à présent au nombre de treize, et la cinquantaine de fougères-fumerolles de fer et de cuivre de Carlo.
Les amis, les visiteurs, des inconnus arrivent, tournent lentement avec les Voix du sol, dans les Voix du sol, dans les ruines de l’église Del’Carmine. Je dis alors à haute voix les huit parties principales de ce grand poème, que Pia dit en italien. Le violoniste, resurgi, nous accompagne discrètement, de son violon, d’une guimbarde, du murmure de sa voix. Sous les oliviers le soleil enflamme en rouge l’horizon.

Verso la fine del pomeriggio del 26 ottobre, è tutto pronto: Carlo, Pia, Arsène ed io finiamo di sistemare i poemi-pitture, adesso in numero di tredici, e la cinquantina di felci-fumarole in ferro e rame di Carlo. Arrivano amici, visitatori, sconosciuti; girano lentamente con le Voci del suolo, nelle Voci del suolo, tra le rovine della Chiesa del Carmine. Allora recito ad alta voce le otto parti principali di questo grande poema, che Pia ripete in italiano. Il violinista, risorto, ci accompagna discreto col suo violino, con un marranzano, col mormorio della sua voce. Sotto gli ulivi, il sole infiamma di rosso l’orizzonte.

***

Aube du 27 octobre. Amis et visiteurs nous ont demandé de revenir dans l’installation au moment du soleil levant. Air doré, orangé, jaune vif. A haute voix nous disons encore les huit parties principales du poème. Puis amis et visiteurs décident de se mettre en cercle autour des fougères-fumerolles de métal et entonnent lentement un chœur informel à voix murmurées, encore sans mot, qui accompagne dans notre monde dur l’éveil matinal, l’éveil contemporain des Voix du sol.

Alba del 27 ottobre. Amici e visitatori ci hanno chiesto di ritrovarci nell’installazione al momento del sorgere del sole. L’aria è dorata, color arancio, di un giallo vivo. Ad alta voce, ripetiamo ancora le otto parti principali del poema. Poi amici e visitatori decidono di disporsi in cerchio intorno alle felci-fumarole di metallo e intonano lentamente un coro improvvisato di voci mormorate, ancora senza parole, che accompagna il risveglio del mattino nel nostro duro mondo, il risveglio simultaneo delle Voci del suolo.

Les voix du sol

(Testo e immagini di Yves Bergeret.
Traduzione di fm)

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4 pensieri riguardo “Autour des Voix du sol”

  1. C’est beau, fort, intense, tragique , cris de la parole, du silence et des couleurs qui fusionnent . Merci. Marianne Auricoste

  2. Questa è ancora una sorpresa, grazie!
    Ero presente alla lettura “Le voci del suolo”, ed è davvero difficile dirne, tanto era vero ciò che accadeva, come fosse “teatro classico” (per il luogo, la lettura stessa, la natura della stessa scrittura di Bergeret) e insieme contemporaneissimo avvenire di poesia e “aperto”, presenza di quelle voci del suolo in presenza della grande lettura di Bergeret e di chi con lui lavora (Carlo Sapuppo, Pia Scornavacca, Savì Manna, Arsène Caens), continuando a fermare e far rinascere un tempo davvero vivo e vivificante attorno e dentro un luogo così forte e preciso che è Noto antica.
    Cari saluti, e ancora grazie Francesco!
    G. Dp

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