Il tratto che nomina (I, 6)

Yves Bergeret

Le trait qui nomme
Il tratto che nomina

 

I
La main qui ouvre

sixième séjour, août 2002

I
La mano che apre

sesto soggiorno, agosto 2002

 

Traduzione di Francesco Marotta.

 

6
Le regard du signe
Lo sguardo del segno

Face au soleil levant, à l’extrémité Est du plateau totalement entouré de grandes falaises verticales, Koyo se partage en trois hameaux rapprochés; dans les intervalles de ceux-ci se dressent cinq vieux énormes baobabs. Koyo vit depuis des siècles isolé et fort bien protégé par la nature elle-même. Une source pérenne jaillit au pied d’une petite falaise couleur de feu qui s’élève cinq cent mètres à l’Est du hameau le plus à l’Est. Les violents orages de l’hivernage et leur eau généreuse, s’écoulant ensuite lentement sur les dalles de grès du plateau, permettent d’entretenir de nombreux “jardins”, où les habitants de Koyo font croître des légumes et quelques céréales. Minuscules parcelles aménagées avec beaucoup d’ingéniosité, arrosées de l’eau puisée avec des calebasses dans les mares temporaires. Lors de l’hivernage tout le village s’active aux cultures, dès l’aube. Les anciens attribuent les parcelles nouvelles ou aménagent la répartition actuelle s’il le faut. Tous apparentés les uns aux autres, les gens de Koyo, en très bonne entente et en harmonie, maintiennent avec vigilance et lucidité leur autonomie et leur autosuffisance; le marché de Boni, au pied de leur montagne, le jeudi, leur sert aux achats indispensables, du sel, du sucre, du tissu qu’ils se procurent en vendant leurs excédents de légumes. Le Sous-Préfet de Boni et son ami le commandant de la brigade de gendarmerie, qui joue au moins autant un rôle de juge de paix, constatent l’autonomie, voire l’indépendance de Koyo, où ils ne parviennent pas avoir de contact et dont ils n’ont pratiquement pas d’information; ils ne savent pas ce qui s’y passe, me disent-ils. Ils s’étonnent d’ailleurs (et approuvent avec chaleur et peut-être quelque envie) que je sois toujours accueilli si amicalement par le village, dont ils voient bien que je finis par connaître beaucoup de choses. Les habitants de Koyo m’ont en effet souvent parlé de leur organisation et de leur production agricoles, des difficultés qu’ils éprouvent pour accroître leurs parcelles; ils m’ont parfois demandé une aide que j’ai pu leur donner ou que j’ai su leur trouver en France. Nos relations, de fait, sont excellentes, fondées sur une grande confiance, heureuse, simple, fidèle; je remonte au village chaque fois que je reviens dans la région, apportant du courrier (que je lis moi-même), des objets, des photos; mais surtout j’y retrouve cinq poseurs de signes, qui sont devenus des amis, Hamidou, Alguima, Hama Alabouri, Dembo et Belco. En effet j’avais dès mon premier séjour vu à Koyo deux maisons dont les peintures intérieures sont d’une richesse exceptionnelle. L’une avec ses signes beiges sur un fond rouge, encadrés par de grandes bordures peintes en bleu selon une structure en damier, peut faire penser à une réappropriation “laïcisé” d’une peinture de signes dans un auvent de circoncision; de plus, à droite de cette sorte d’abécédaire cosmogonique, figure un personnage dont la tête de profil et le torse de face sont formés d’une juxtaposition de signes; l’autre maison présentait, car les intempéries l’ont depuis fortement détériorée, une “installation”, au sens de l’art contemporain avec de grandes projections murales de peinture bleue et la suspension au plafond de pages désassemblées d’un livre, selon une structure reproduisant, elle aussi un plan de damier. De ces cinq peintres, le plus jeune doit avoir vingt-cinq ans, l’aîné quarante. J’ai d’ailleurs eu quelque difficulté à bien savoir qui était qui, lorsque j’y ai réalisé les premiers poèmes-peintures sur tissu: car elles se réalisaient en plein air au milieu d’une petite foule très enjouée, les poseurs de signes se mêlant les uns aux autres, se relayant volontiers pour tenir le pinceau au cours de la réalisation de la même bannière. Mais tout s’y est fait avec une sorte de joie active et paisible. Et peut-être est-ce la raison principale pour laquelle l’accueil de Koyo m’est si heureux.

Rivolto verso il sole nascente, all’estremità orientale dell’altopiano completamente circondato da grandi falesie verticali, il villaggio di Koyo si divide in tre frazioni ravvicinate; negli spazi tra l’una e l’altra si levano cinque vecchi enormi baobab. Koyo vive da secoli isolato e molto ben protetto dalla natura stessa. Una sorgente perenne sgorga ai piedi di una piccola falesia color fuoco che s’innalza per cinquecento metri a est del borgo più orientale. I violenti temporali della stagione delle piogge e la loro acqua abbondante, che poi scorre lentamente sulle placche di arenaria dell’altopiano, permettono di mantenere numerosi «giardini» dove gli abitanti di Koyo coltivano legumi e qualche cereale: minuscoli appezzamenti sistemati con molta ingegnosità, innaffiati con l’acqua attinta con le calabasse negli stagni temporanei. Durante la stagione delle piogge tutto il villaggio si dedica alle coltivazioni, fin dall’alba. Gli anziani assegnano i nuovi appezzamenti o, qualora ce ne fosse bisogno, rivedono la ripartizione attuale. Tutte imparentate tra loro, le genti di Koyo, in pieno accordo e in armonia, conservano con vigilanza e accortezza la loro autonomia e la loro autosufficienza; il mercato di Boni, ai piedi della loro montagna, il giovedì, gli serve per le compere indispensabili, sale, zucchero, tessuto, che si procurano vendendo le loro eccedenze di legumi. Il sottoprefetto di Boni e il suo amico comandante dell’unità di pubblica sicurezza, che ricopre un incarico almeno pari a quello di giudice di pace, si limitano a prendere atto dell’autonomia, anzi dell’indipendenza di Koyo, dove non riescono a stabilire un contatto e di cui non hanno praticamente notizie; non sanno ciò che vi succede, come mi dicono. Si stupiscono del resto (e approvano con calore e forse con un po’ di invidia) che io sia sempre accolto così amichevolmente dal villaggio, di cui vedono bene che finisco per conoscere parecchie cose. In effetti, gli abitanti di Koyo mi hanno spesso parlato della loro organizzazione e delle loro produzioni agricole, delle difficoltà che incontrano per ingrandire i loro appezzamenti; qualche volta mi hanno chiesto un aiuto, quello che avessi potuto dargli o saputo procurargli in Francia. Le nostre relazioni, del resto, sono eccellenti, fondate su una grande fiducia reciproca, gioiosa, naturale, leale; salgo al villaggio ogni volta che ritorno nella regione, portando la posta (che leggo io stesso), degli oggetti, delle foto; ma, soprattutto, vi ritrovo dei posatori di segni che sono diventati degli amici, Hamidou, Alguima, Hama Alabouri, Dembo e Belco. Fin dal mio primo soggiorno, infatti, avevo visto a Koyo due case le cui pitture interne sono di una magnificenza assoluta. Una, con i suoi segni grigi su un fondo rosso, incorniciati da grandi bordi dipinti in blu a formare una struttura a scacchiera, può far pensare a una riappropriazione «laicizzata» dei segni pittorici presenti sotto una tettoia di roccia utilizzata per la circoncisione; in più, a destra di questa specie di abbecedario cosmogonico, è raffigurato un personaggio la cui testa di profilo e il cui busto frontalmente sono formati da una giustapposizione di linee; l’altra casa presentava, dal momento che le intemperie l’hanno in seguito fortemente danneggiata, una «installazione», proprio nel senso dell’arte contemporanea, con grandi proiezioni murali di pitture blu e la sospensione al soffitto di pagine staccate da un libro, secondo una struttura riproducente, anch’essa, il piano di una scacchiera. Di questi cinque pittori, il più giovane deve avere venticinque anni, il più anziano quaranta. Anch’io d’altronde ho avuto delle difficoltà a capire di chi tra loro si trattasse quando vi ho realizzato i primi poemi-pitture su tessuto: questi venivano creati all’aria aperta in mezzo a una piccola folla molto giocosa, mentre i posatori di segni si confondevano gli uni con gli altri, dandosi il cambio volentieri per tenere il pennello durante la realizzazione di uno stesso drappo. Ma tutto avveniva in un clima di gioia laboriosa e pacifica. E forse è questa la ragione principale per cui l’accoglienza che Koyo mi riserva è così festosa.

Ce matin, arrivant accompagné de Hamidou et de Bacaye et entrant dans le premier hameau juste avant le veau et son cortège, je retrouve chacun. Nous allons aussitôt saluer le vieux chef aveugle, son fils, les anciens et Alabouri: c’est lui, père d’Hama Alabouri, qui exerce, en fait, une autorité respectée et tolérante sur la vie du village. Bacaye et lui sont parmi les très rares qui y ont appris à lire et écrire. On me fait poser mes affaires dans la chambre d’hôte de la maison du chef. De nombreuses personnes viennent me voir, que je reconnais. En voici de nouvelles. Les enfants se pressent, certains nus; quelques-uns d’entre eux me prennent par la main, qu’ils ne veulent pas lâcher, me caressent les bras. Bientôt nous pouvons commencer de peindre un premier tissu que j’ai posé à plat sur un rocher au pied du plus vieux baobab: c’est d’abord Alguima, homme profond et d’une sensibilité fine et secrète, qui pose auprès de mes lettres des signes orange dont il dit qu’ici c’est un homme couché, là un arrosoir fait de plusieurs calebasses, ici un oiseau sacré, là un visage de profil, et voici l’oiseau à hautes pattes croisées: en fait un mystérieux fragment d’abécédaire orange, splendide et serein, auprès des jambages et des courbes de mes lettres noires. Hamidou, si fidèle et si solide, à son tour crée avec moi un nouveau tissu, en peignant, en alternance avec mes mots, trois petits groupes de personnages rouges, de face. Puis c’est Belco qui peint avec moi, plein de verve et de vivacité, puis Dembo et Hama Alabouri, hommes tous deux très intériorisés, posant de larges signes simples et mystérieux. On nous apporte un plat de riz qu’en passant près de sa maison de terre Hamidou a demandé à sa femme de nous préparer; avec le riz, les œufs des pintades de Bacaye. Lui-même nous prépare alors le thé. Bientôt Alabouri nous dit de venir avec lui; Hamidou, Alguima et moi sortons du village, gagnons vers le Nord les grandes dalles que le soleil et le vent frappent tant qu’elles en noircissent. Dans un léger creux, une grande mare d’eau que retient un petit barrage de pierres et de terre édifié là depuis peu. Alabouri me montre une belle pierre plate rectangulaire posée debout contre un gros rocher qui domine une extrémité du barrage. Alabouri, qui parle assez bien français, m’explique que c’est avec un don de moi, précédemment, que Koyo a pu acheter pioches et burins, plus quelques sacs de ciment et a édifié cette retenue dont l’eau, mieux gérée, permet une irrigation régulière en aval. “Mais Koyo, ajoute-t-il, veut que tu écrives un poème sur cette pierre que nous avons choisie spécialement et apportée jusqu’ici”. Pour la première fois des gens des montagnes du désert ont pris l’initiative d’une “installation” avec les mots du poète. J’ai souvent fait de telles “installations”, en étant toujours accompagné des villageois; certes j’y compose sur place les mots qu’aussitôt j’écris à l’acrylique noire sur la pierre. Mais ce n’est pas sans y avoir pensé des mois et des semaines auparavant. Aujourd’hui situation nouvelle. Impossible de ne pas accepter. “Merci, mais je ne veux le faire que si sur cette très belle pierre plate les mots sont accompagnés des peintures d’Hamidou et d’Alguima, qui sont ici”. Oui. Je trouve peu à peu les mots. Nous couchons la pierre, peignons à genoux, sous un soleil brûlant, mots et signes. Enfin nous dressons notre stèle, qui regarde la retenue et la surface de l’eau que frise un peu de vent. Silence, une grande émotion. La parole et l’eau sont ici vitales, tant dans la pensée quotidienne du village que dans la mythologie Dogon; pour moi aussi. L’eau, la roche, la parole, le vent. L’eau salvatrice, la roche protectrice, la parole actrice, le vent libre. Il y avait en effet une nécessité à ce qu’un signe de nous, peintres et poète, regarde l’eau et regarde les passants du plateau et du bord de l’eau; la retenue d’eau, regardée par notre signe existe enfin complètement.

La stèle porte ces mots: “La montagne enfante l’eau, sœur de la parole entre nos visages”.

Stamattina, arrivando accompagnato da Hamidou e da Bacaye ed entrando nel primo sobborgo proprio davanti al vitello e alla sua scorta, ritrovo ognuno di loro. Andiamo subito a salutare il vecchio capo cieco, suo figlio, gli anziani e Alabouri: è lui, padre di Hama Alabouri, che esercita, nei fatti, un’autorità rispettata e tollerante sulla vita del villaggio. Lui e Bacaye sono tra i pochissimi che hanno imparato a leggere e a scrivere. Mi fanno sistemare le mie cose nella camera degli ospiti della casa del capo. Parecchie persone che conosco vengono a vedermi. Ce ne sono anche di nuove. I bambini si spingono, alcuni sono nudi; alcuni di loro mi prendono per la mano, che non vogliono lasciare, mi accarezzano le braccia. Poco dopo possiamo cominciare a dipingere un primo tessuto che ho disteso su una roccia ai piedi del baobab più vecchio. Dapprima è Alguima, un uomo riflessivo e dalla sensibilità acuta e introversa, a porre dopo le mie lettere dei segni arancione che, come dice, rappresentano qui un uomo coricato, là un innaffiatoio fatto di parecchie calabasse, qui un uccello sacro, là un viso di profilo, e infine l’uccello dalle alte zampe crociate: ne fa un misterioso frammento di abbecedario arancione, splendido e disteso, vicino alle gambe e alle curve delle mie lettere nere. Hamidou, tanto leale quanto robusto, crea a sua volta insieme a me un nuovo tessuto dipingendo, alternandoli con le mie parole, tre piccoli gruppi di personaggi rossi, visti di fronte. Poi è Belco che dipinge con me, pieno di arguzia e di vivacità; poi Dembo e Hama Alabouri, tutti e due uomini molto sensibili, che tracciano dei larghi segni semplici e misteriosi. Ci viene portato un piatto di riso che Hamidou, passando dalla sua casa di terra ha chiesto a sua moglie di preparare; insieme al riso, le uova di faraona di Bacaye. E’ lui stesso, poi, a prepararci il tè. Poco dopo Alabouri ci dice di andare con lui; Hamidou, Alguima ed io usciamo dal villaggio, raggiungiamo verso nord le grandi pareti rocciose che il sole e il vento sferzano a tal punto da farle annerire. In una cavità poco profonda, ecco un’ampia pozza d’acqua, trattenuta da una piccola diga di pietre e terra costruita in quel luogo da poco. Alabouri mi mostra una bella pietra piatta rettangolare posta in verticale contro una grande roccia che domina un’estremità dello sbarramento. Alabouri, che parla molto bene il francese, mi spiega che è grazie a un mia precedente donazione che Koyo ha potuto comprare zappe e scalpelli, più qualche sacco di cemento, e ha costruito questo bacino la cui acqua, meglio conservata, permette una regolare irrigazione più a valle. «Ma Koyo, aggiunge, vuole che tu scriva un poema su questa pietra che abbiamo scelto appositamente e portato fin qui». Per la prima volta, uomini delle montagne del deserto prendono l’iniziativa di creare una «installazione» con le parole del poeta. Ne ho fatte spesso di tali «installazioni», sempre accompagnato dagli abitanti del villaggio; è pur vero che compongo sul posto le parole che subito trascrivo con l’acrilico nero sulla pietra, ma ciò non avviene senza che ci abbia preventivamente pensato nei mesi e nelle settimane precedenti. Quella di oggi è una situazione nuova. Impossibile non accettare. «Vi ringrazio, ma voglio farlo solo se su questa bellissima pietra piatta le parole sono accompagnate dalle pitture di Hamidou e di Alguima, che sono qui presenti». Messa la pietra distesa, dipingiamo in ginocchio, sotto un sole bruciante, parole e segni. Alla fine solleviamo la nostra stele rivolta al bacino e alla superficie dell’acqua che un filo di vento increspa. Silenzio, una grande emozione. La parola e l’acqua qui sono elementi vitali, tanto nel pensiero quotidiano del villaggio che nella mitologia Dogon; anche per me lo sono. L’acqua, la roccia, la parola, il vento. L’acqua salvatrice, la roccia protettrice, la parola protagonista, il vento libero. Era necessario che un nostro segno, dei pittori e del poeta, guardasse l’acqua e guardasse i passanti dell’altopiano e del bordo della diga; il bacino idrico, sotto lo sguardo del nostro segno esiste ora compiutamente.

La stele riporta queste parole: «La montagna partorisce l’acqua, sorella della parola tra i nostri volti».

Ici, devant la retenue d’eau, les mots de mon bref poème sur la stèle sont complètement entrés dans la langue-espace de Koyo. Mes mots répondent, comme mes autres poèmes, aux questions de vie et de sens que me pose le lieu; mais par l’intervention d’Alabouri et des habitants de Koyo, mes mots sont ici entrés paisiblement dans la chair du lieu et rejoignent tout ce qui en elle nous regarde et nous appelle. Cette situation nouvelle est pour moi un véritable aboutissement de l’itinéraire que je souhaite au poème, jusqu’à l’espace extérieur, jusqu’au nœud physique de sens qui fait et même qui fonde l’espace extérieur. Les mots du poème rejoignent le lieu lui-même en le fixant et, en même temps, en l’ouvrant à tout vent, à tout homme. Cette situation, profondément heureuse va se renouveler à Koyo quelques soirs plus tard.

Dans cette si belle et si particulière situation, le lieu se creuse lui-même pour évider son trop plein d’être et pour ainsi faire apparaître le besoin du sens: le bord de la retenue d’eau a, c’est évident aux yeux d’Alabouri, requis la parole poétique qui lui a été un besoin; j’ai pu répondre.

Qui, davanti al bacino idrico, le parole del mio breve poema sulla stele sono tutte entrate nella lingua-spazio di Koyo. Le mie parole rispondono, come quelle degli altri miei poemi, alle domande esistenziali e di senso che il luogo mi pone; ma, attraverso l’intervento di Alabouri e degli abitanti di Koyo, esse sono entrate pacificamente nella carne del luogo e raggiungono tutto ciò che in essa ci riguarda e ci chiama. Questa nuova condizione è per me la vera meta dell’itinerario che auguro al poema, fino allo spazio esterno, fino al nodo fisico di senso che costituisce e fonda anche lo spazio esterno. Le parole del poema si congiungono al luogo stesso fissandolo e, nello stesso tempo, aprendolo a ogni vento, a ogni uomo. Questa situazione, particolarmente lieta, si ripeterà a Koyo qualche sera dopo.

In questo frangente così bello e così particolare, il luogo si svuota da solo per liberare la sua pienezza d’essere e anche per far emergere il bisogno di senso: il bordo del bacino idrico ha richiesto, come appare evidente agli occhi di Alabouri, la parola poetica che gli era necessaria; io ho potuto rispondere. […]

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