La poutre / La trave


(Immagine: disegno di Soumaïla Goco)

Yves Bergeret

Tratto da:
La foce e la sorgente
(Numero 1, marzo-agosto 2018).
Traduzione di Francesco Marotta.

 

La poutre
La trave

 


1
Tu me frappes dans le dos,
tu veux m’asservir, tu me jettes à terre
comme sur le plancher à mille échardes tu jettes
un tapis que tes esclaves t’ont tissé,
tu veux m’applatir, face dans la boue.

La boue parle.
La boue dit non. La boue n’est pas la boue.
Elle est la mer sombre
des larmes et des mille sangs de tes violences.

Tu vois, féodal potentat, tu vois, tigresse stupide, sans voir,
tu entends et n’entends rien car
tes oreilles pourrissent au fond de ta gorge.
Moi j’entends les voix en foule en fleuve
dont les larmes et les mille sangs font
les vagues longues et profondes de la mer
et les larmes ne sont pas que de deuil
et les cris ne sont pas que de douleur.

 

1
Mi colpisci sulla schiena,
vuoi asservirmi, mi getti a terra
come su un pavimento dalle mille schegge
un tappeto che i tuoi schiavi ti hanno tessuto,
vuoi schiacciarmi, la faccia nel fango.

Il fango parla.
Il fango dice no. Il fango non è fango.
E’ il mare oscuro
delle lacrime e di tutto il sangue delle tue violenze.

Tu vedi, feudale tiranno, vedi, stupida bestia, senza vedere,
tu ascolti ma non senti niente
perché le tue orecchie marciscono in fondo alla tua gola.
Io sento le voci come una folla un fiume
di cui le lacrime e il sangue versato formano
le onde lunghe e alte del mare
e le lacrime sono di lutto
e le grida sono di dolore.

 


2
Je salue les deux frères
qui remettent en vie la grande maison.
On voyait les trous dans son toit, on l’a crue venteuse.
Murs solides mais fenêtres mal fermantes,
escalier dangereux bancal mais longue histoire.

Les frères sont allés chercher au centre de la mer
l’arbre immense et haut comme mât de trois-mâts.
Ils le portent, ils le portent et leurs enfants
et leurs cousins les aident
et ils en font la nouvelle poutre maîtresse de la maison.

Pour rebâtir l’escalier qui branle ils évident sa cage.
Sous une volée de marches pourries
dégagent deux têtes de lion oubliées.
Sculptées il y a mille ans dans du calcaire blanc de la montagne.
Vaillants sont les deux lions de part et d’autre
d’un vide sombre et large, c’est la gueule
d’une cheminée, l’âtre où brûlèrent
dans les siècles durs,
dans les siècles des générations humaines
les bûches et les charbons et les viandes
des grands sacrifices et des longs repas
de fraternité.

 

2
Io saluto i due fratelli
che rimettono in piedi la grande casa.
Si vedevano i buchi nel tetto, la si credeva ventosa.
Mura solide ma finestre malferme,
scalinata pericolante ma dalla lunga storia.

I fratelli sono andati a cercare al centro del mare
l’albero maestoso e alto come quello maestro di un veliero.
Lo trasportano, lo trasportano e i loro figli
e i loro cugini li aiutano
a farne la nuova trave portante della casa.

Per ricostruire la scalinata che oscilla ne svuotano la gabbia.
Sotto una distesa di gradini marci
liberano due teste di leone dimenticate.
Scolpite mille anni fa nel calcare bianco della montagna.
Coraggiosi sono i due leoni da una parte e dall’altra
di un vuoto oscuro e ampio, la gola
di un camino, il focolare dove bruciarono
nei secoli duri,
nei secoli delle generazioni umane
i ceppi e i carboni e le carni
dei grandi sacrifici e dei lunghi pasti
della fratellanza.

 


3
La vieille serveuse chinoise est une esclave.
Parlant à peine. Brutale. Sèche. Très maigre.
Décennies et décennies de soumission.
A son comptoir de bar ne sait même pas dire bonjour.

Dos luisant un cafard brun
longe ma tasse de café et le verre d’eau.
Elle le nie. Non, glisse-t-elle, c’est le souffle pressé
de ce qu’il lui reste, à elle, d’âme.

Mais je la convaincs de parler et la conduis
à l’âtre noir entre les deux lions.
Ouverte est la porte noire. Ouverte sur
le tonnerre grondant et la tempête au large à minuit
où va naître quelque chose.

C’est sur la poutre immense que la femme s’assied,
adossée aux étoiles qui saignent toujours.
La vieille femme se grandit s’étire s’affine
se fond dans la sève du bois de la poutre;
elle ressort en un rameau léger qui naît et croît par-dessus le toit,
mais aussi ses jambes poussent en fines racines
dans le limon parmi le calcaire hésitant de la montagne.
Les deux frères rehaussent la maison
dans le récit incandescent.
Les lions de pierre écartent leurs mâchoires
et touchent le souffle frais du jour qui se lève.

La boue n’est pas la boue.
La voici en jeune lumière fleuve et mer
que je dis.
Vagues longues et profondes sont les bosses
des fronts des lions
et les épaules des deux frères qui savent porter poutre.

 

3
La vecchia cameriera cinese è una schiava.
Parla appena. Brutale. Secca. Magrissima.
Decenni e decenni di sottomissione.
Al banco del bar non sa nemmeno dire buongiorno.

Uno scarafaggio bruno dal dorso lucente
costeggia la mia tazzina di caffè e il bicchiere d’acqua.
Lei lo nega. No, sussurra, con un respiro frettoloso
che è quanto le resta della sua anima.

Ma io la convinco a parlare e la conduco
al focolare nero tra i due leoni.
La porta nera è aperta. Aperta
sul tuono rombante e la tempesta notturna al largo
dove qualcosa sta per nascere.

E’ sulla trave immensa che la donna si siede,
addossata alle stelle da sempre sanguinanti.
L’anziana donna diventa più grande si distende si affina
si scioglie nella linfa del legno della trave;
riemerge in un ramo leggero che spunta e cresce sopra il tetto,
ma anche le sue gambe sviluppano sottili radici
nel limo tra il calcare ondeggiante della montagna.
I due fratelli restaurano la casa
nel racconto incandescente.
I leoni di pietra allargano le loro mandibole
e ricevono il soffio fresco del giorno che spunta.

Il fango non è fango.
Eccolo fatto luce nascente fiume e mare
nel mio dire.
Onde lunghe e alte sono i bozzi
sulla fronte dei leoni
e le spalle dei due fratelli che sanno reggere la trave.

 


4
En bas de l’escalier ôté, de l’escalier à refaire
l’âtre noir entre les deux lions
c’est cave redécouverte
Ce n’est pas lumière qui est sa vie.
C’est souffle rude qui est sa vie.

Sur un amas de gravats et de poussière
tout au fond de la cave
le voici, que les deux lions gardent,
le vieux mourant depuis toujours,

des os sales, la peau sombre et bubonneuse,
très maigre, à peine un souffle
par sa bouche sans dent.

Il connaît la voûte de la cave
et la voûte des cavernes sous la cave.
Il connaît les racines des racines
dans le limon durci sous le poids des siècles.

Il connaît le besoin des poutres
et la raison des longues vagues
et la parole que l’horizon cache dans son pli.

Il connaît la cruauté de la chasse
et la férocité de la guerre
pour se faire des esclaves et des fiefs.

Il entend la parole horrifiée des tués
que l’horizon cache dans le pli de son coude.
Ce n’est pas parole, c’est cri.
Il jette dans le noir ce cri que l’on cache.
Deux fois il le jette haut
et le cri s’installe dans la pierre
en lui donnant forme de tête de lion.

Il pose ses deux poings sur la violence et la mort
et appuyé sur elles se soulève
et ne meurt jamais.
Les deux lions sont le oui et le non de sa gorge
qui soulèvent ensemble le monde
et la vieille maison des hommes.
Il est l’entêtement dur de la poutre
qui construit. Les deux frères
sont le oui et le non de sa pensée
indomptable.

 

4
Sotto la scalinata rimossa, la scalinata da ricostruire
il focolare nero tra i due leoni
è una cantina ora visibile.
Non è luce la sua vita.
E’ un soffio aspro la sua vita.

Su un ammasso di calcinacci e polvere
proprio in fondo alla cantina
eccolo, vegliato dai due leoni,
il vecchio da sempre moribondo,

le ossa sporche, la pelle scura e butterata,
magrissimo, appena un respiro
dalla sua bocca senza denti.

Egli conosce la volta della cantina
e la volta delle caverne sotto la cantina.
Conosce le radici delle radici
nel fango indurito sotto il peso dei secoli.

Conosce la necessità delle travi
e la ragione delle lunghe onde
e la parola che l’orizzonte nasconde nella sua piega.

Conosce la crudeltà della caccia
e la ferocia della guerra
per procurasi schiavi e territori.

Egli sente la parola inorridita degli uccisi
che l’orizzonte nasconde nella piega del suo gomito.
Non è parola, è grido.
Getta nel nero questo grido nascosto.
Per due volte lo getta in alto
e il grido si installa nella pietra
dandole la forma di una testa di leone.

Posa i suoi due pugni sulla violenza e la morte
e appoggiato su di loro si rialza
e non muore mai.
I due leoni sono il sì e il no della sua gola
che insieme sollevano il mondo
e la vecchia casa degli uomini.
Egli è l’ostinazione coriacea della trave
che costruisce. I due fratelli
sono il sì e il no del suo pensiero
indomabile.

 


5
Il y eut l’arbre au centre de la mer,
l’arbre unique qu’on ne peut voir.
C’est ici que le ciel touche la mer
et que sans enfler ni jaillir la mer
touche le ciel.
Ce toucher, c’est l’arbre unique
dont le tronc a forme de poutre
pour la demeure et la vie des hommes.

Tous ceux qui voyagent dans leur vie
éprouvent la résistance de l’arbre.
Ils tournent autour de lui
car même si les vents ragent
il grandit en chacun furieusement
dans le foie et le cœur sous les côtes
et résurge en verbe carré
au milieu de la phrase que chacun
chante dans son amour et dans sa mort.

Tous ceux qui voyagent vont de leurs pieds
à la rive hostile peut-être et belle
où sont d’autres pieds inconnus
et des yeux aux couleurs inconnues.
Ils voyagent ceux-là non pour conquérir
ni asservir mais pour vivre et aimer
pour survivre et espérer chaque nuit plus fort.

L’arbre au centre de la mer
porte dans son tronc tous les récits
des voyageurs, tous les récits des hommes
à parole claire. Dense est le bois du tronc.

 

5
Ci fu l’albero al centro del mare,
l’unico albero che non si può vedere.
E’ qui che il cielo tocca il mare
e il mare senza gonfiarsi né innalzarsi
tocca il cielo.
Questo contatto è l’albero unico
il cui tronco ha forma di trave
per la dimora e la vita degli uomini.

Tutti quelli che nella loro vita viaggiano
provano la resistenza dell’albero.
Gli girano intorno
perché anche se i venti infuriano
egli cresce in ognuno impetuosamente
nel fegato e nel cuore sotto le costole
e risorge in un verbo sincero
in mezzo alla frase che ognuno
canta nel suo amore e nella sua morte.

Tutti coloro che viaggiano raggiungono coi loro piedi
la riva ostile, forse, e bella
dove vi sono altri piedi sconosciuti
e occhi dai colori sconosciuti.
Essi non viaggiano per conquistare
né asservire ma per vivere e amare
per sopravvivere e sperare con più forza ogni notte.

L’albero al centro del mare
porta nel suo tronco tutti i racconti
dei viaggiatori, tutti i racconti degli uomini
dalla parola chiara. Compatto è il legno del tronco.

 


6
En deux ombres l’arbre se projette.
Sur le tumulte des eaux
il étend le profil ombreux de la promesse
et de l’espoir aux cheveux argentés.
Sur la vaste scène des courants
qui se donnent les uns aux autres réplique
il étend le corps ombreux de la fidélité
et de la tenace besogne.

Profil et corps projetés sur les eaux,
ce sont les deux fils, les deux jambes,
les deux frères.

 

6
In due ombre l’albero si proietta.
Sulle acque in tumulto
distende il profilo ombroso della promessa
e della speranza dai capelli d’argento.
Sulla vasta scena delle correnti
che si concedono le une alle altre
distende il corpo ombroso della fedeltà
e del lavoro tenace.

Profilo e corpo proiettati sulle acque
sono i due figli, le due gambe,
i due fratelli.

 


7
S’approche de l’arbre unique au centre de la mer
la nef des fous.

S’approche du pilier central du ciel
qui plonge profond dans le noir de la mer
le nageur

s’approche
la nageuse

puis autour de l’arbre chacun tourne
de la moitié d’un tour
puis encore un puis encore un
puis encore un
en fermant les yeux
puis repart, pense-t-il, vers là d’où il était venu

arrive vire et retourne
arrive vire et retourne.

Le nageur a-t-il les yeux ouverts
avant et après de virer?

La nageuse sent-elle en virant
l’embryon qui se retourne en elle?

Est-ce qu’autour de l’arbre
les lettres se renversent
et les phrases repartent dans l’autre sens?

Mais soudain l’arbre unique
montre aux deux frères qu’il lui faut
se détacher du fond des mers,
se coucher à mi hauteur du ciel et du vent
et s’arrêter ici en portant d’en haut ma maison
comme un manteau
dont de part et d’autre les pans retombent
dans l’inquiétude ou la joie,
comme une peau lente et vaste
qui est de mon corps et de celui de tous.

 

7
Si avvicina all’albero unico al centro del mare
la nave dei folli.

Si avvicina al pilastro centrale del cielo
che si immerge profondo nel nero del mare
il nuotatore

si avvicina
la nuotatrice

poi attorno all’albero ognuno compie
un mezzo giro
poi ancora uno poi ancora uno
poi ancora uno
a occhi chiusi
poi riparte, così pensa, verso il luogo da dove è venuto

arriva vira e ritorna
arriva vira e ritorna.

Il nuotatore ha gli occhi aperti
prima e dopo la virata?

La nuotatrice sente, virando
l’embrione che si rigira dentro di lei?

E’ vero che intorno all’albero
le lettere si rovesciano
e le frasi ricominciano nell’altro senso?

Ma all’improvviso l’albero unico
fa capire ai due fratelli che ha bisogno
di staccarsi dal fondo dei mari
e coricarsi a mezza altezza tra cielo e vento
e qui fermarsi sorreggendo dall’alto la mia casa
come un mantello
i cui lembi ricadono da una parte e dall’altra
nell’inquietudine e nella gioia,
come una pelle distesa e smisurata
che è del mio corpo e di quello di tutti.

 


8
La vieille serveuse derrière son comptoir
chante parfois à voix très faible
sous le fracas des tasses sales dans l’évier
et des voix viriles et des jets de vapeur
et des syllabes qui claquent au plafond.
Il n’est pas sûr que des mots vivent dans son chant,
chant…, peut-être juste une bribe de refrain
pour répondre à la poussière d’étoiles
qu’elle entend grésiller aux nuques des
vieux hommes au comptoir;
mais eux n’en ont aucune idée
et elle, elle n’arrive plus à débarquer
de la douloureuse poutre qu’elle chevauche
en traversant nuit et jour la mer des solitudes.

 

8
La vecchia cameriera dietro il suo banco
talvolta canta con voce molto flebile
tra il rumore delle tazze sporche nel lavandino
e le voci virili e i getti di vapore
e le sillabe che sbattono contro il soffitto.
Non si capisce se esistono parole nel suo canto,
un canto …, forse solo un motivo appena accennato
per rispondere alla polvere delle stelle
che sente crepitare sulla nuca dei
vecchi uomini al banco;
ma loro non ne hanno alcuna idea
e lei, lei non riesce più a scendere
dalla dolorosa trave che cavalca
traversando notte e giorno il mare delle solitudini.

 


9
Les deux frères sont la main gauche
et la main droite de la personne
qui ne vient jamais entièrement.
Ils sont les deux yeux de la montagne.
Si la montagne a une résonance
c’est eux-mêmes.
Ils ont grandi ensemble,
ils ont grandi par des voies inverses.
Langue à venir
ils n’ont pas de langue maternelle.
Ils ne cessent d’évider la masse de la montagne
et l’alluvion aveugle du sommeil.
La vigilance les suspend
chacun dans l’ombre de l’autre.
A leurs épaules la poutre ne pèse pas.
Ils se nourrissent dans ma diction
à deux temps car à deux temps
à deux pas
à deux versants va la parole,
va la courbe résonance de la montagne.
La montagne et moi regardons les deux frères
s’éclabousser en riant
en jetant des galets dans la cascade
qui remonte dans le sillage
jubilant que trace mon poème
dans la mer dans la boue brillante.
Car vertical et horizontal est le sillage du poème
qui va par les champs, les roches et les vagues
et se divise toujours en deux fraternelles moitiés
d’ombre et de lumière, d’avancée et de retrait
tandis que s’éboule et se rebâtit la maison des hommes.

 

9
I due fratelli sono la mano sinistra
e la mano destra della persona
che non compare mai interamente.
Sono i due occhi della montagna.
Se la montagna ha una risonanza
sono loro stessi.
Sono cresciuti insieme,
sono cresciuti per cammini opposti.
La loro lingua è futura,
non hanno una lingua materna.
Non smettono di svuotare la massa della montagna
e l’alluvione cieca del sonno.
La vigilanza li trattiene
ognuno nell’ombra dell’altro.
Sulle loro spalle la trave non pesa.
Si nutrono del mio dire
a due tempi, perché a due tempi
a due passi
su due versanti va la parola,
va la risonanza curva della montagna.
La montagna ed io guardiamo i due fratelli
che si bagnano ridendo
gettando sassi nella cascata
che risale la scia
festante lasciata dal mio poema
nel mare nel fango splendente.
Perché verticale e orizzontale è la scia del poema
che va per i campi, le rocce e le onde
e sempre si divide in due fraterne metà
d’ombra e di luce, di avanzata e ripiegamento
mentre crolla e viene ricostruita la casa degli uomini.

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3 pensieri riguardo “La poutre / La trave”

  1. Francesco Marotta!

    buon giorno, mi scuso di scrivere – anche – qui, senza somma urgenza, però avrei bisogno di una Sua mail, se la usa, grazie mille.

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