Archivi categoria: testo a fronte

Odin Le Roc

Les milles métiers se ressemblent;
Tous les ruisseaux coulent ensemble,
Bande d’incorrigibles chiens,
Malgré vos oreilles qui tremblent
Sur le tourment de votre chaîne.

Le juron de votre seigneur
Est une occasion de poussière,
Bêtes, qui durcissez le pain
Dans la maigreur de l’herbe.

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Per il decennale di RebStein, 21

Yves Bergeret

Poèmes
(écrits à Catane en août 2017)

1
Des vieux immeubles délabrés tout alentour de la place
ils sortent tôt le matin
pour aérer et laver les rides de l’île
et ce qu’en son ventre elle pardonne à demi.
Ils sont vieux, ils ont le cal de la bêche
dans l’âme, crient par-dessus les fruits des étals,
haussent les épaules
et retombent sur les chaises de plastique rouge
où le barman étranger leur apporte à boire.

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La Biblioteca di RebStein (LXVIII)

La Biblioteca di RebStein
LXVIII. Agosto 2017

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Yves Bergeret

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La parola che costruisce legami
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Per il decennale di RebStein, 8

Paolo Fichera

Vivant
di August Picard
(traduzione di Paolo Fichera)

*

Comme souffles blancs trempés des ténèbres
apparaissent les amants, schismes enterrés,
vampires insouciants des chaque lumière
remontent à la surface, pour petites gorgées d’air,
à mourir intacts dans leur propre sang

come respiri bianchi imbevuti di buio
appaiono gli amanti, scismi sepolti,
vampiri incuranti d’ogni luce
emergono, per un sorso d’aria,
a morire interi nel loro sangue

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Lézard / Lucertola

“Poème, joyeux lézard, donne-nous tes écailles,
elles seront nos sceaux pour nous reconnaître.
Triste lézard, viens manger dans ma paume.”

“Poema, gioiosa lucertola, donaci le tue scaglie,
saranno i nostri sigilli per riconoscerci.
Triste lucertola, vieni a mangiare nel mio palmo.”

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Aube / Alba

Montagna e aria si avvinghiano come giovani amanti
per fondersi nelle corde vocali del poeta,
per diventare insieme il suono che trascorre,
che entra e si allontana, passa e prosegue
modellando le valli nel cammino.

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L’etranger à Auxerre

Yves Bergeret

Les mots avancent sur les lignes des rides,
à pas alternés, sur les crêtes de la montagne
où l’on se salue, vifs, calmes, clairs.

Le parole avanzano sul filo delle rughe,
a passi alterni, sulle creste della montagna
dove ci si saluta, vivi, sereni, chiari.

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